Bois Le Roux : marier durabilité et croissance.

L’entreprise Bois Le Roux est installée dans le Haut-Saint-François, plus précisément dans la municipalité de Weedon. Fondée en 2000, elle s’est d’abord établie comme grossiste de bois de literie pour ensuite se spécialiser dans ce même créneau en devenant fabricant à partir de 2007. Le succès de l’entreprise la pousse par la suite à agrandir son usine pour répondre à la demande croissante, en particulier en provenance des États-Unis.

Pour Bois Le Roux, le développement durable représente une occasion d’affaires lui permettant de s’adapter au marché de l’exportation. C’est le cas notamment avec l’obtention récente de la certification FSC, une norme environnementale reconnue internationalement portant sur l’aménagement des forêts et les produits forestiers. Le développement durable est aussi une façon de démontrer à la population locale que l’entreprise s’implique dans son milieu ainsi qu’une façon de mettre l’accent sur l’importance d’être un bon citoyen corporatif.

La démarche d’accompagnement amorcée à l’hiver 2011 avec les SADC de l’Estrie a notamment engagé l’entreprise dans une caractérisation de ses matières résiduelles dans le but d’améliorer le tri des matières et de trouver de nouveaux débouchés aux résidus produits en grande quantité. L’entreprise prévoit également poursuivre son implication auprès de la communauté tout en intégrant le développement durable aux vecteurs de communication qu’elle utilise.

Des exemples pour bien communiquer son engagement en développement durable sur le Web.

Le développement durable est au cœur des préoccupations de plus en plus d’entreprises. Une des raisons motivant celles-ci est la demande croissante de la clientèle pour des produits et services durables. Avec cette demande, des opportunités d’affaires intéressantes : par exemple, lorsque Cascades a mis sur le marché sa marque de papier hygiénique Enviro 100 en 2007, les ventes de sa division Groupe Papier tissu ont grimpé de 300 % la première année*! Ce nouveau produit lui a ouvert de nouvelles portes sur le marché, tant du côté des acheteurs commerciaux que des particuliers.

Par ailleurs, si les changements se produisent réellement dans les entreprises qui empruntent des voies plus durables, toutes ne le communiquent pas efficacement à leurs acheteurs, fournisseurs et autres parties prenantes. Une certification? Bien sûr! Nous l’avons vu il y a quelques semaines sur ce blogue! Mais, on ne doit pas oublier un des modes de communication les plus primés par la clientèle dans plusieurs secteurs d’activités : l’Internet. Aussi, voici en rafale des exemples intéressants de sites Web d’entreprises présentant efficacement à leur clientèle leur implication en développement durable :

Site Web de MEC
Site Web de Cascades
Site Web d’Apple
Site Web de Liberté
Site Web de Rona
Site Web de l’Hôtel Château Laurier

* Les Affaires, 2011. Développement durable 3.0. www.lesaffaires.com/classements/les-500/developpement-durable-30/532028

À qui s’adresse la responsabilité sociale et environnementale (RSE) des entreprises?

Il nous arrive quelquefois, dans notre pratique, de rencontrer des entreprises qui ne pensent pas pouvoir faire des gestes pour augmenter leur niveau de responsabilité sociale et environnementale (RSE) à cause de* leur statut. Par exemple, comment ce principe pourrait-il s’appliquer à une petite organisation qui ne compte que 6 ou 7 employés et qui offre un service dans des bureaux?

Lorsqu’il semble difficile de faire des actions agissant directement sur le produit ou le service offert, il sera possible d’agir sur le fonctionnement de l’organisation (consommation énergétique, processus d’achats et d’approvisionnement, gestion de matières résiduelles, etc.) ou simplement en axant sur les communications pour faire connaître les actions déjà mises en place. En général, il sera plus facile de faire des actions dans une petite organisation, car l’intégration de la démarche auprès des employés en sera facilitée.

Il est aussi courant d’entendre des entreprises nous dire qu’elles en font déjà beaucoup pour la RSE et qu’elles ne voient pas comment elles pourraient en faire plus.

Je dois vous avouer qu’après avoir accompagné des dizaines de petites organisations, il ne m’est jamais arrivé de ne pouvoir suggérer des pistes d’améliorations à l’une de celles-ci; même à celles qui avaient démontré le plus de scepticisme lors de nos premières rencontres. La raison est simple. C’est que l’implantation de la RSE est un processus d’amélioration continue.

Donc, peu importe où elles en sont dans leur démarche, il est possible pour les entreprises d’en faire plus ou de le faire autrement pour diminuer leurs impacts sur l’environnement et sur l’humain.

Un engagement environnemental bien ancré chez Caldwell Bio Fermentation Canada

Les vallons de Sainte-Edwidge-de-Clifton cachent quelques secrets. De ceux-ci, un bâtiment de brique sur lequel on retrouve l’écriteau « Fabrique de fermentation ». L’entreprise Caldwell Bio Fermentation Canada y mène ses activités, travaillant avec un ferment particulier développé en partenariat avec des chercheurs du Centre de recherche et de développement sur les aliments de Saint-Hyacinthe. Ce ferment lactique, par ailleurs commercialisé, permet à l’entreprise de concevoir des produits à base de légumes fermentés non pasteurisés ayant une capacité accrue de conservation.

Caldwell Bio Fermentation Canada intègre les valeurs du développement durable portées par son président, Gary Caldwell. À la base, la lactofermentation est une méthode de conservation ayant une empreinte écologique réduite. En effet, en plus d’éviter l’utilisation de conservateur chimique, elle est moins énergivore que la pasteurisation et la stérilisation. L’entreprise s’assure également de réduire les impacts en amont de ses activités en employant uniquement des légumes, herbes et épices biologiques. Les produits développés sont d’ailleurs certifiés biologiques par des organismes reconnus au Canada et aux États-Unis. En plus d’autres mesures environnementales diverses, le président s’assure d’intégrer des mesures sociales intéressantes, particulièrement au niveau des conditions de travail offertes à ses employés.
La démarche d’accompagnement amorcée à l’hiver 2011 avec les SADC de l’Estrie vise à continuer l’intégration du développement durable dans les activités de l’entreprise dans une perspective d’amélioration continue. Concrètement, l’entreprise cherche notamment à intégrer le maximum de pratiques et d’éléments durables au bâtiment actuel ainsi qu’à l’agrandissement prochainement réalisé. Ainsi, des recherches ont été effectuées au niveau de la maximisation de l’utilisation de l’énergie solaire passive, l’éclairage éconergétique et les pratiques issues des certifications LEED et Novoclimat.
De plus, la gestion des déchets organiques sur le site sera améliorée puisque de nouvelles méthodes de compostage sont recherchées pour être mises en application. Le compost ainsi produit pourra être utilisé pour les aménagements paysagers présents sur les terrains de l’entreprise.