Efficacité énergétique des bâtiments : une clé pour réduire son empreinte écologique et économiser de l’argent!

La durabilité pour une entreprise s’étend à beaucoup plus d’éléments que les services ou produits qu’elle offre. Par exemple, le choix du site où elle s’établit ou le type de bâtiment qui l’héberge auront souvent un impact significatif. Dans cette même ligne de pensée, il est important de se pencher sur les éléments qui amènent la durabilité des bâtiments, que ces derniers soient de dimension à abriter une PME ou une très grande entreprise.

Une pratique à la portée de tous est de faire le suivi de sa consommation d’énergie. Une bonne connaissance des besoins énergétiques d’un bâtiment permettra de prendre des décisions éclairées sur les améliorations possibles à apporter, notamment en calculant le retour sur l’investissement de l’achat et mise en place d’une nouvelle technologie.
Aussi, si vous planifiez construire un nouveau bâtiment, mettez à profit une énergie gratuite pour tous ne demandant qu’un peu de planification : orientez la façade la plus longue vers le sud et maximisez la fenestration sur celle-ci (idéalement 60 % de la surface totale des fenêtres) pour profiter de l’apport en chauffage du soleil au cours des saisons froides!
Enfin, il est utile de noter que l’Agence d’efficacité énergétique du Québec dresse une liste de programmes et aides financières disponibles en ce qui a trait aux projets en efficacité énergétique.

Quand pommes et développement durable font bon ménage!

Alors que l’été tire à sa fin, le Verger Le Gros Pierre s’apprête à vivre sa grosse saison. Cette petite entreprise située près de Compton cultive des pommiers depuis 1980. Au fil des ans, les propriétaires ont intégré une presse à jus et ouvert une crêperie avec terrasse. Plusieurs produits dérivés de la pomme sont cuisinés dans leurs locaux : des tartes, du beurre, de la tartinade, de la gelée, etc. Dernièrement, un nouveau produit a enrichi leur liste : le Croustipom. Il s’agit de pommes croquantes déshydratées. En vous y rendant un jour, en plus de pouvoir cueillir des pommes en famille et de manger des crêpes, vous pourrez également acheter des produits régionaux à l’intérieur de leur boutique.

Pour l’entreprise, s’engager dans une démarche en développement durable représentait une belle occasion de combler des lacunes et de mieux structurer ses actions.
L’un des objectifs de la démarche d’accompagnement est d’optimiser le système de gestion des matières résiduelles de l’entreprise. Des bacs bien identifiés seront ajoutés sur le site afin d’en faciliter le repérage par la clientèle et une session de sensibilisation sera présentée à tous les employés. Un second objectif est l’étude des possibilités de récupérer la chaleur des fours qui fonctionnent énormément durant la saison d’automne. Enfin, l’entreprise veut améliorer son bilan environnemental en réduisant l’épandage de pesticides liés à la culture et diminuer son empreinte carbone.

Pour la direction de l’entreprise, le développement durable se reflète par le désir d’offrir à ses clients des produits « santé » et des services de bonne qualité tout en limitant les impacts négatifs sur l’environnement. Le DD se traduit aussi par la présence d’un volet éducatif pour le grand public.

Pour plus de détails sur l’entreprise et ses produits, consultez le site : http://www.grospierre.com/

Les PME doivent aussi gérer leurs déchets dangereux et déchets électroniques!

Un produit dangereux présente une des caractéristiques suivantes : toxique, inflammable, explosif ou corrosif. Les déchets dangereux les plus courants sont la peinture, les solvants, les acides et bases, les aérosols, l’antigel, les fluorescents (fluocompacts, tubes linéaires, néons, etc.), les pesticides, les bonbonnes de propane, les batteries d’automobile, les piles et les huiles et filtres usagés.

La gestion responsable des déchets dangereux inclut tout d’abord leur réduction. Si on ne peut trouver un produit de remplacement non dangereux, il convient minimalement de ne pas en acheter plus que les quantités nécessaires.

Pour les produits dangereux dont on ne peut éviter l’utilisation, il est important de s’assurer de les entreposer sécuritairement et d’en disposer adéquatement. Si vous ignorez où vous en départir, les points de collecte suivants peuvent servir de référence : Aide-mémoire Recyc-Québec. À noter que cette référence dresse également une liste de points de collecte du matériel électronique. Il est utile d’ajouter à la liste deux de nos clients proposant la collecte de ces derniers dans la région, Tech-Nic Réseau Conseil à East Angus et Sanitaire Lac-Mégantic 2000 à Lac-Mégantic!

En tant qu’entreprise, il est possible que vous ayez à assumer des coûts pour la disposition de certains produits dangereux ou déchets électroniques (certains pourraient cependant avoir une valeur de revente!). Informez-vous des coûts de disposition avant d’en faire l’achat!

PALCO, l’écologie industrielle mise en action

PALCO est une entreprise de transformation du bois spécialisée dans la confection de palettes de toutes dimensions et de produits d’emballage. Il est aussi un récupérateur et un recycleur de biomasse industrielle.

L’entreprise de Danville a vécu une dernière année ponctuée de changements et de défis à relever. D’abord, en mai, un incendie a causé la perte d’une bonne partie des installations. Aussi, il y a eu un changement de garde à la direction de l’entreprise. En effet, le fils du propriétaire a pris la relève ce printemps. Enfin, elle participe à une démarche en développement durable depuis l’été dernier. Au cœur de cette démarche : l’intégration du principe d’écologie industrielle à ses activités.

Déjà, elle a élargi ses activités de fabrication et de vente de palettes à la récupération de ces dernières. Le principe est simple, au lieu de se déplacer pour une simple livraison, l’entreprise offre au client de reprendre gratuitement les résidus de bois, de palettes et vieux carton. Avec les vieilles palettes, l’entreprise a développé un marché de l’usagé. Pour ce qui est des autres matières ligneuses, elle leur trouve preneur auprès d’acheteurs de la région.

Pour Palco, le développement durable se veut une constante façon d’innover. C’est aussi une nouvelle façon de rentabiliser et d’ouvrir de nouveaux marchés. L’avenir nous dira si l’orientation de l’entreprise portera ses fruits. Une chose est certaine, l’entreprise tire fort bien son épingle du jeu dans un secteur d’activité où faire des affaires est plus difficile par les temps qui courent.

Qu’est-ce que l’écologie industrielle?

Connaissez-vous le concept de l’écologie industrielle? Ce domaine étudie les moyens pour les industries de réduire leurs effets négatifs sur l’environnement en rapprochant leur fonctionnement à celui, cyclique, des écosystèmes. Concrètement, l’écologie industrielle peut se traduire par l’utilisation des déchets produits par une industrie comme matières premières pour une autre*. Ainsi, pour augmenter l’efficacité de ces collaborations, le rapprochement physique des industries complémentaires sera favorisé.

Si le tout peut rester un peu flou, voici quelques exemples démontrant que l’écologie industrielle peut se traduire par des occasions d’affaires très intéressantes, tant économiquement qu’environnementalement.

Le Parc thermique de Senneterre, en Abitibi, tire avantage des rejets thermiques de la centrale à biomasse de Boralex pour développer une zone d’activité agricole, agro-industrielle et piscicole.

Le Complexe environnemental Saint-Michel à Montréal est situé sur un ancien site d’enfouissement en réhabilitation. Il accueille l’entreprise Gazmont qui transforme les biogaz rejetés par le site en électricité (vendue à Hydro-QC) et en vapeur. Cette vapeur comble les besoins de chauffage de la TOHU, située sur le même site.

Plus prêt de nous, l’entreprise Palco à Danville met en action les principes de l’écologie industrielle en récupérant des résidus de bois pour la fabrication de ses produits et en écoulant d’autres matières vers des clients.

En terminant, il est important de relever un outil du domaine de l’écologie industrielle pouvant grandement aider les entreprises : la Bourse des résidus industriels du Québec (BRIQ). Gérée par le CTTÉI et ses partenaires, la BRIQ permet aux industries d’afficher leurs sous-produits sur un site Internet afin d’en obtenir le meilleur prix auprès de celles désirant les utiliser comme matières premières dans leur production.

*Ces deux définitions sont tirées la publication Web Vocabulaire du développement durable par l’Office québécois de la langue française, parue en avril 2011.