De la certification à la déclaration environnementale en passant par l’autodéclaration

Communiquer son engagement en développement durable à ses parties prenantes peut se faire de différentes façons. Il importe pour une entreprise de faire un choix éclairé sur le mode de communication choisi, en évitant à tout prix l’écoblanchiment aussi connu sous le terme greenwashing.
Les stratégies de communication peuvent être réparties en trois catégories principales : la certification, l’autodéclaration et la déclaration environnementale.
L’autodéclaration consiste à donner une information sans qu’elle soit validée par une tierce partie neutre. Par exemple, l’addition d’un logo de recyclabilité contenant un numéro permettant d’identifier le type de plastique utilisé pour un produit relève de l’autodéclaration puisqu’on se fie à la bonne volonté du fabricant de fournir une donnée juste, sans contre-vérification.
La certification passe par l’utilisation d’un label ne transmettant pas de résultats concrets, mais répondant à des critères de performance vérifiés par un certificateur indépendant. Le logo EnergyStar en est un bon exemple.
Enfin, la déclaration environnementale est la transmission de données quantifiées à l’aide de paramètres déterminés. L’embauche de spécialistes réalisant une analyse de cycle de vie d’un produit pourrait être une façon d’obtenir des données environnementales rigoureuses.
Cette catégorisation des stratégies de communication se colle aux types de labels identifiés par la série de norme ISO 14020.
Pour plus d’information sur le sujet et sur les certifications environnementales utilisées au Québec, visitez le site Certification-Québec mis sur pied par Éco-Coop.

Prendre le virage du DD ou en payer le prix

Les valeurs profondes et l’articulation d’une vision à long terme intégrant le développement durable sont les véritables moteurs d’une entreprise réellement durable.

Certaines entreprises n’hésitent pas à repenser le modèle traditionnel pour s’assurer que leur vision ne soit pas modifiée en cours de route par des impératifs économiques souvent jugés prioritaires. C’est le cas de Patagonia et de son changement de statut légal. Le 3 janvier dernier, elle devenait la première en Californie à adopter le statut de Benefit Corporation.
D’autres entreprises semblent pendant ce temps ignorer le développement durable au point où leur image est de plus en plus ternie par leur modèle d’affaires décrié publiquement par la population. Voyez les cas de Barclays, Freeport, Samsung, Syngenta, Vale et Tepco nominés cette année au Public Eye Awards.
Tout cela est matière à réflexion!

La santé et sécurité au travail fait partie du développement durable!

Alors que le développement durable en entreprise est souvent associé à la réduction des impacts environnementaux, la santé et sécurité au travail est également un critère de durabilité. L’excellence en santé et sécurité est sans l’ombre d’un doute un élément clé pour une main-d’œuvre demeurant productive à long terme et moins volatile (départ des employés ou absence liée à la maladie).
Un des aspects souvent négligé dans ce domaine est l’ergonomie des postes de travail. Lorsque la même posture est maintenue sur de longues périodes ou que des gestes répétitifs sont exigés, des mesures de prévention sont à prendre.
Dans le cas des employés de bureau travaillant à l’ordinateur, les maux de dos ou tendinites peuvent souvent être prévenus par l’aménagement adéquat du poste de travail.

Le document Conseils ergonomiques : le travail à l’ordinateur publié sur le site Internet de la CSST présente d’ailleurs, de façon simple, les bonnes pratiques à ce niveau.