Usinage Pro-24, engagé pour le développement durable

Usinage Pro-24 est une entreprise située à Asbestos œuvrant dans le domaine de l’usinage de pièces. Elle se spécialise particulièrement dans la manutention de lames de chasse-neige, souffleur et autres types d’appareils similaires. La division réalisant ce type de lames possède une appellation distinctive : Les Lames Nordik. Afin de s’imposer dans le marché des lames de chasse-neige, l’entreprise cherche à offrir les meilleurs produits en termes de durabilité, de coût et de respect de l’environnement.

Pour Usinage Pro-24, l’intégration du développement durable dans son mode de gestion représente une opportunité de repenser son rapport à l’environnement, que ce soit à la conception de ses produits, dans ses opérations sur son plancher ou en lien aux communications avec ses parties prenantes.
Depuis le début de la démarche en développement durable à l’hiver 2010, l’entreprise s’est penchée sur l’amélioration de la gestion des matières résiduelles. Des solutions avantageuses économiquement ont notamment été trouvées afin de se départir responsablement de déchets dangereux.
Au niveau social, des actions visant spécifiquement les employés ont été mises de l’avant afin de renforcer la qualité du milieu de travail.
Dernièrement, Usinage Pro-24 s’intéressait à la conception de ses produits, laissant notamment ouverte l’option d’un diagnostic d’écoconception.

Salle comble à Sherbrooke pour parler de gestion des matières résiduelles

Le mardi 21 février dernier, le Conseil régional de l’environnement de l’Estrie (CREE) animait la 2e édition de la rencontre d’échanges sur la gestion des matières résiduelles. Les SADC de l’Estrie étaient présentes à cet événement présenté sous forme de souper tournant au restaurant-école La Petite Bourgogne à Sherbrooke.

Rejoignant une centaine d’acteurs issus de tous les milieux et provenant d’un peu partout sur le territoire estrien, la soirée fut un succès. L’intérêt porté à la gestion des matières résiduelles ne se limitait pas aux municipalités et leurs collectes de déchets auprès des citoyens; le secteur des industries, commerces et institutions (ICI) était aussi au cœur des préoccupations des animateurs, intervenants et participants.

À ce sujet, l’animateur M. Marc Olivier rappelait que la nouvelle politique québécoise de gestion des matières résiduelles adoptée en 2011 a établi, entre autres, l’objectif de mettre en valeur, d’ici 2015, 70 % du papier et du carton, du plastique et du métal, et d’ici 2020, d’éliminer l’enfouissement de la matière putrescible.

Les dernières données québécoises recueillies en 2008 indiquent que le secteur des ICI détourne de l’enfouissement 53 % des matières potentiellement récupérables produites. L’effort s’annonce donc colossal pour pouvoir atteindre les nouveaux objectifs. C’est pourquoi le dynamisme de la région estrienne et la volonté affichée par des acteurs clés du territoire à agir concrètement en offrant des solutions simplifiées et réalistes aux entreprises étaient particulièrement réjouissants à observer lors de l’événement!

N’oubliez pas que Recyc-Québec offre une façon simple et peu coûteuse aux entreprises d’appuyer leurs efforts de récupération : le programme ICI on recycle!

De plus, Recyc-Québec offre des programmes de financement avantageux, pouvant notamment couvrir jusqu’à 70 % des dépenses associées à l’achat d’équipements de récupération!

La Bourse du carbone au Québec, quel est l’impact sur les PME?

Plusieurs personnes m’ont approché ces derniers temps pour savoir si les activités de leur entreprise allaient être touchées par la création prochaine d’une bourse du carbone au Québec à l’intérieur des règles de la Western Climate Initiative (WCI). En effet, en décembre dernier, le ministre de l’environnement québécois, Pierre Arcand, annonçait la mise en place d’un système de plafonnement des échanges de droits d’émissions de gaz à effet de serre (GES). L’entrée en vigueur officielle de la Bourse sera le 1er janvier 2013.

Pour le moment, seulement les grands émetteurs de plus de 25 000 tonnes annualisées de GES seront inclus dans cette première phase. Ainsi, 75 grandes entreprises seront touchées : papetières, alumineries, usines de chaux, pétrochimie, cimenteries, etc. Dès 2015, les entreprises œuvrant dans le secteur des carburants et combustibles qui émettent la même quantité de GES seront touchées.

Qu’en est-il des petites entreprises? Est-ce qu’elles seront incluses à leur tour? Pour le moment, rien n’indique que cette catégorie d’entreprises sera influencée par cette nouvelle mesure et elles ne le seront probablement pas dans un avenir rapproché. Dans le long terme, si l’expérience québécoise est concluante, il n’est pas impossible que certaines petites entreprises puissent y participer, soit individuellement ou en se regroupant. Pour certaines, ce sera une bonne occasion de rentabiliser les investissements qu’elles ont engagés pour réduire leurs émissions de GES.

Les choses étant ce qu’elles sont dans ce monde où tout évolue rapidement, il est tout aussi possible que cette catégorie d’entreprises soit considérée plus rapidement que prévu. Tout dépendra des résultats de l’expérience qui débutera en 2013 et des impacts sur l’industrie que ceux-ci provoqueront. Nous devrons surveiller les intentions du gouvernement en ce sens.

Quelle est l’attitude des entrepreneurs face au développement durable?

Une étude réalisée en janvier 2011 par le Centre de vigie et de recherche sur la culture entrepreneuriale de la Fondation de l’entrepreneurship en collaboration avec la Caisse de dépôt et placement du Québec révèle plusieurs éléments intéressants sur la relation entre les entrepreneurs, les démarcheurs, c’est-à-dire ceux qui sont en démarrage de leur entreprise, et le développement durable (DD).

D’une part, on y apprend que plus de démarcheurs ont entrepris une démarche en DD (25,4 %) que de propriétaires (15,5 %). Chez les jeunes, la tendance serait encore plus marquée et à la hausse. L’intégration du DD dans le cadre de gestion des entreprises est donc bel et bien ancrée au Québec.

De plus, nous apprenons que près de 47,5 % des démarcheurs et 26.4 % des entrepreneurs désirent avoir de l’aide pour implanter le DD dans leur entreprise. Il est donc nécessaire d’offrir des occasions d’accompagnement et de formation pour toutes les entreprises et c’est ce que les SADC de l’Estrie s’efforcent de faire.

Enfin, 78,7 % des répondants entrepreneurs ou démarcheurs considèrent que le DD peut améliorer la performance économique et financière des entreprises. Il est donc évident que le DD représente de plus en plus un avantage économique important pour les entrepreneurs et non plus strictement environnemental.

Pour consulter l’étude complète, vous pouvez la télécharger gratuitement sur le site de la Fondation de l’entrepreneurship : http://www.entrepreneurship.qc.ca/developpement_durable

De la crème glacée à saveur durable pour la Laiterie de Coaticook

La Laiterie de Coaticook est un des plus importants fabricants de crème glacée au Québec. Elle fabrique différents produits faits à base de lait, de crème et elle fait aussi partie des rares fabricants commerciaux à n’utiliser aucune substance laitière modifiée dans ses recettes de crème glacée, de lait glacé, de bûches à la crème glacée et de ses différentes variétés de fromages. Située à l’entrée de la ville de Coaticook, l’entreprise distribue sa crème glacée dans les supermarchés du Québec, en plus d’avoir percé les marchés du Nouveau-Brunswick et, dans une moindre mesure, de l’Ontario. Elle opère également sur place un bar laitier, réputé comme étant celui faisant les plus grandes ventes de crème glacée dure au Québec. Contrairement à la vente de crème glacée qui est très étendue dans la province, le fromage frais du jour est plutôt distribué dans les marchés locaux.
Pour le copropriétaire, M. Jean Provencher, le développement durable dans son entreprise est intimement lié à l’efficacité de cette dernière. Par exemple, un système de distribution plus efficace permet de réduire l’empreinte carbone de sa flotte de véhicules. Autre exemple, la mise en place de technologies de pointe pour le chauffage de l’eau, la climatisation et la réfrigération assure l’efficacité énergétique de ces systèmes. Afin de boucler ces mesures d’efficacités, les employés sont aussi très impliqués à tous les niveaux.
  
M. Provencher est également intéressé à pousser plus loin sa réflexion sur le développement durable en cherchant de nouvelles façons rentables de réduire l’impact de l’entreprise sur l’environnement.
En s’adjoignant les services des SADC de l’Estrie, l’entrepreneur souhaite notamment se pencher sur l’analyse de cycle de vie de ses produits.
Par ailleurs, l’intégration paysagère du bâtiment, une composante parfois oubliée du développement durable, est le sujet de l’heure actuellement à l’usine puisque des travaux sont en cours. Ceux-ci visent à améliorer l’aspect visuel du lieu et à créer un milieu plus attrayant et sécuritaire pour les clients.