Gérer les déchets électroniques responsablement

Connaissez-vous le Règlement sur la récupération et la valorisation de produits par les entreprises? L’entrée en vigueur de ce règlement en juillet 2011 signifiait la prise en charge en fin de vie de trois nouvelles catégories de produits : les produits électroniques, les lampes au mercure ainsi que les piles rechargeables et non rechargeables. Des systèmes de récupération assurés par les entreprises productrices devaient être instaurés dans les années subséquentes, le tout à l’image de ce qui est présentement en place pour des produits comme les résidus de peinture et les huiles.

Le cas des produits électroniques est particulièrement intéressant puisqu’un bon nombre d’articles courants sont couverts. Ainsi, les ordinateurs et leurs écrans, les téléviseurs, les imprimantes, les téléphones cellulaires, les appareils photo numériques et les serveurs ne sont qu’une partie des produits visés. Le 14 juillet 2012 était une date charnière puisque le programme de récupération et de valorisation pour ces matières devait alors être mis en fonction.

Concrètement, il n’est maintenant plus question d’acheminer ses déchets électroniques vers le site d’enfouissement; des points de dépôt où peuvent être déposées gratuitement ces matières aux fins de récupération seront bientôt connus. Dans certains cas particuliers, un service de collecte sera également offert. Dans les deux cas, le tout sera gratuit.

Une belle avancée pour la gestion des matières résiduelles au Québec!

Retour sur le Sommet de la Terre Rio + 20

Le Sommet de la Terre Rio + 20 qui s’est déroulé du 20 au 22 juin dernier n’a laissé personne indifférent. Il a été longuement question de l’instauration d’une véritable économie verte. Alors que certains voulaient seulement modifier les règles du système actuel, d’autres auraient voulu que le système capitaliste soit complètement réformé. Une chose est certaine, il n’en est rien ressorti de concluant.

Ce qui est le plus désolant de cet événement, c’est que plusieurs chefs d’État des plus grandes puissances du monde ne s’y sont pas déplacés ayant des dossiers plus importants à régler comme la relance de l’économie de l’Europe. Pourtant, il aurait été intéressant que la voie de l’économie verte soit davantage explorée afin de relancer ce continent. En effet, selon l’Organisation mondiale du travail, plus de 60 millions d’emplois pourraient être créés par la transition vers une économie verte. D’ailleurs, le fameux rapport de l’économiste britannique Nicholas Stern, en 2006, rapportait que le coût de l’inaction face aux changements climatiques se chiffrerait entre 5 et 20 % du PIB mondial annuellement alors que les moyens pour contrer ce phénomène en amont ne coûteraient que 1 ou 2 %. Pourquoi donc reporter à plus tard ce qui aurait avantage à être fait maintenant?

Toutefois, parmi les quelques éléments positifs qui sont ressortis de la déclaration finale, notons l’instauration d’un nouvel indicateur de progrès appelé à remplacer le PIB. Ce dernier tiendrait compte des ressources d’un pays et du passif environnemental généré par son industrie. Il s’accompagnerait aussi de mesures visant à améliorer la transparence et la reddition de compte des entreprises. À terme, celles-ci devront faire rapport de leur empreinte environnementale et sociale. Pour le moment, il est impossible de savoir comment ce principe s’appliquera dans le quotidien. Au fur et à mesure que les intentions entourant la mise en œuvre de cette déclaration prendront forme, nous en apprendrons davantage.