Changements climatiques : quels sont les impacts en Estrie?

Alors que les changements climatiques font encore parler d’eux  cette semaine dans les médias avec le sommet des premiers ministres provinciaux sur les changements climatiques, on peut se demander quels sont les impacts locaux à ce phénomène planétaire?

Le Regroupement national des conseils régionaux en environnement (RNCREQ) en collaboration avec les Conseils régionaux en environnement (CRE) publiaient récemment une série de fiches pour présenter ces impacts régionaux.

Ainsi, on y apprend notamment que les secteurs de la foresterie, de l’agriculture et du tourisme hivernal sont particulièrement touchés en Estrie. Les infrastructures sont également fragilisées et des nuisances plus nombreuses liées aux sécheresses et vagues de chaleur se font également sentir dans la population.

D’excellentes raisons donc pour continuer à réduire vos émissions de gaz à effet de serre, pour le bien-être global…et local!

Jetez un coup d’oeil sur la fiche Faire face aux changements climatiques en Estrie.

Un Noël durable

Le temps des fêtes est une période de l’année où il y a une énorme production de déchet. Plusieurs moyens s’offrent à nous afin de réduire notre empreinte environnementale et avoir un Noёl durable! Voici quelques suggestions présentées selon l’approche des 3-R (réduction à la source, réutilisation et recyclage-compostage):


Réduction à la source

– L’envoi de cartes de Noёl virtuelles permet de réduire la consommation de papier.
– L’utilisation de vaisselle durable au lieu de vaisselle en plastique est un bon moyen de réduire les déchets d’une fête. La vaisselle en plastique n’est pas récupérable et se retrouve directement dans les lieux d’enfouissement.
– Les jouets des enfants fonctionnent souvent à l’aide de piles, mais on peut choisir d’utiliser des piles rechargeables.
– Il est possible d’utiliser n’importe quelle boîte déjà en notre possession (boîtes de céréales, de biscuits ou de chaussures) pour faire des paquets cadeaux. 

    Réemploi

    – Les emballages métalliques, les choux et les rubans de plastique ne sont pas recyclables, mais ils peuvent être réutilisés.
    – Il est également possible de réutiliser les emballages cadeaux d’années précédentes ou d’être créatif en utilisant des vieux magazines, journaux, calendriers ou encore du tissu pour faire un emballage original et environnemental. Des techniques d’emballage pour les tissus inspirées des arts japonais furoshiki donnent aussi de bons résultats. En voici quelques exemples
    – Il est préférable de réutiliser ses guirlandes de Noёl ou de les donner, puisqu’elles ne sont pas récupérables.
    – Les restes de repas peuvent être congelés ou répartis entre les invités, sinon disposés dans la collecte municipale des matières putrescibles lorsqu’elle est disponible.   

      Recyclage-compostage

      – Une collecte pour les sapins naturels est offerte dans la plupart des municipalités pour leur recyclage. Il est par contre important d’utiliser seulement des décorations et des guirlandes pouvant s’enlever (exemple : éviter la neige en aérosol), sinon les sapins ne seront pas recyclés.   
      – Afin de trier les matières résiduelles au fur et à mesure, il est utile de mettre à la disposition des invités un bac pour les matières récupérables et un autre pour les bouteilles et les canettes consignées.
      – Les emballages cadeaux en papier, le papier de soie, les boîtes en carton et les enveloppes sont recyclables et peuvent être mis dans le bac à récupération. Suivez ce lien pour en apprendre plus sur les matières qui se récupèrent pendant la période des fêtes.

        Pour d’autres exemples d’un Noёl durable.

        Sur ce, nous vous souhaitons de joyeuses fêtes!

        ICI ON RECYCLE!

        La gestion des matières résiduelles est un enjeu important pour les institutions, les commerces et les industries (ICI). De nombreux ICI ont établi une gestion efficace des matières résiduelles permettant d’en récupérer une grande quantité. La récupération, la réduction à la source et la valorisation contribuent à réduire les impacts environnementaux en plus de diminuer les coûts de disposition des déchets.

        La certification ICI ON RECYCLE! permet aux ICI de se faire valoir pour leur bonne gestion des matières résiduelles. Trois niveaux de reconnaissance sont établis : niveau 1 – l’engagement, niveau 2 – la mise en œuvre et niveau 3 – la performance. Les conseillers en développement durable de Concertaction Estrie peuvent aider les ICI dans la démarche de certification.
        Il est donc temps que les ICI pratiquant une saine gestion des matières résiduelles se fassent connaître, car cette vision axée sur l’environnement représente une excellente valeur ajoutée sur l’image qu’ils projettent auprès de leurs clients et de leurs fournisseurs.  Elles pourront peut-être du même coup influencer d’autres ICI à en faire autant!

        Suivez ce lien pour avoir plus de détails de la certification ICI ON RECYCLE! 

        Une certification d’écoresponsabilité indépendante pour les restaurants du Québec

        Depuis 2009, la certification LEAF reconnaît les établissements alimentaires canadiens hors Québec (restaurants, cafés, cafétérias, etc.) implantant une démarche d’écoresponsabilité visant l’ensemble de leurs opérations. Cette certification sera dorénavant accessible pour les établissements québécois puisqu’une nouvelle entente visant à l’implanter dans la province a été récemment conclue. Les établissements québécois devront être accompagnés par un organisme certificateur indépendant, Bleu Innovation.

        Afin d’être certifiés LEAF niveau 1, 2 ou 3, l’établissement doit répondre à différents critères répartis dans les 10 domaines suivants : Achat de nourriture et articles de menu, fournitures, utilisation énergétique, utilisation d’eau, bâtiment et emplacement, mobilier et articles décoratifs, produits chimiques, déchets et recyclage, employés, politique et innovation.

        Dans le secteur québécois de l’alimentation et de la restauration, cette nouvelle certification vient s’ajouter à quelques autres liées au développement durable : Créateurs de saveurs Cantons-de-l’Est, Aliments préparés au Québec et les certifications Terroir et Saveurs du Québec de l’Association de l’Agrotourisme et du Tourisme Gourmand du Québec. Notons également que l’Association des restaurateurs du Québec (ARQ) est toujours dans les phases de développement pour sa certification Resto-Vert.

        Bien identifier vos bacs pour mieux trier vos matières résiduelles

        Les entreprises prenant le tournant DD tentent souvent d’améliorer leur bilan environnemental en diminuant les déchets qu’ils envoient vers les sites d’enfouissement. Pour ce faire, il importe d’avoir les bons conteneurs, bacs et autres îlots de récupération aux bons endroits. Il est également essentiel que les équipements en place se complètent bien en évitant par exemple de retrouver une poubelle seule sans option de recyclage. Mais ce n’est pas tout. Les bons bacs aux bons endroits ne suffisent pas si leur identification est déficiente.
        Rien de plus simple que de bien identifier ses installations de tri à coût modique. RECYC-QUÉBEC met gratuitement à la disposition de tous des modèles électroniques d’affiches et pictogrammes sur son site Internet. Vous pouvez également utiliser le modèle vierge et y insérer des pictogrammes retrouvés ailleurs sur le Web ou que vous aurez vous-même dessinés.
        Voici quelques liens utiles pour vous y retrouver!
        Une fois vos modèles choisis, il suffit de les imprimer au format de votre choix et de les plastifier pour avoir une affiche claire, peu coûteuse et plus résistante qu’une simple feuille de papier. Apposez-les alors directement sur les bacs ou directement au-dessus : pourvu que le tout soit facilement visible.

        Une identification efficace de vos bacs permet d’éviter les erreurs lors du tri et démontre également que l’entreprise se soucie de bien gérer ses matières résiduelles!

        Bienvenue dans l’ère du télétravail!

        Plusieurs gestionnaires d’entreprise sont réticents à permettre le télétravail au sein de leur équipe. Ils soulèvent plusieurs inconvénients: difficulté de supervision, perte de contrôle sur les employés, perte de productivité, isolement des employés, etc.
        Pourtant, plusieurs avantages sont associés au télétravail. Des études démontrent que la productivité, la rétention, la capacité de recrutement et la satisfaction des employés augmenteraient alors que les coûts de fonctionnement d’immobilisation de l’entreprise et les absences diminueraient. La productivité des employés, par ailleurs, augmenterait de 20 à 30 %*. Cet état de fait s’explique principalement par la diminution des interruptions de travail et la plus grande facilité à se concentrer puisque les employés sont moins dérangés par le téléphone ou des collègues bavards. De plus, ils n’ont pas à replonger continuellement dans leur travail après chacun des dérangements. 
        Pour l’employé, les avantages sont : la réduction de temps et de stress liés aux déplacements, une meilleure conciliation travail/famille, une optimisation du temps de travail, l’accès à un cadre de travail souple. 
        Mais attention! Pour être plus productifs, les employés doivent posséder un environnement de travail adéquat à la maison, un accès aux dossiers de l’entreprise et une connexion Internet fiable. 
        Il y a aussi un avantage environnemental. Comme cette mesure entraîne une réduction des déplacements des employés pour se rendre au travail, la quantité d’émissions de gaz à effet de serre émise dans l’atmosphère est diminuée. Les horaires comprimés auraient le même effet, mais dans une moindre mesure. De plus, les employés disposent du temps habituellement consacré aux transports pour travailler davantage ou pour des temps libres.
        Enfin, il est clair qu’un équilibre dans les pratiques de télétravail est de mise pour, d’une part, augmenter la productivité des employés et, d’autres parts, briser son isolement et l’intégrer adéquatement à l’équipe. 
        *Pour de plus amples informations sur le sujet, consultez l’étude du CÉFRIO : http://www.cefrio.qc.ca/fileadmin/documents/Projets/enjeuxorganisation.pdf

        Êtes-vous prêts pour la troisième révolution industrielle?

        Durant mes dernières vacances, j’ai pris le temps de lire le dernier livre de Jeremy Rifkin qui parle de la troisième révolution industrielle. Ce livre a changé quelque peu ma perception du monde. Comme plusieurs d’entre nous, je suis convaincu que nous nous dirigeons vers une économie sans pétrole en raison de l’épuisement des ressources. Dans ce modèle, je savais que l’âge de la mondialisation était derrière nous et que l’économie locale reprendrait du gallon. Par contre, il me manquait des informations pour bien comprendre comment notre système économique pouvait basculer. Rifkin m’a donné une partie de réponse. 
        Selon lui, le passage vers une économie décarbonisée comporte 5 piliers. 1) le passage aux énergies renouvelables; 2) la transformation du parc immobilier de tous les continents en ensembles de microcentrales énergétiques qui collectent sur site des énergies renouvelables; 3) le déploiement de la technologie de l’hydrogène et d’autres techniques de stockage dans chaque immeuble et dans l’ensemble de l’infrastructure pour stocker les énergies intermittentes; 4) l’utilisation de la technologie d’Internet pour transformer le réseau électrique de tous les continents en inter-réseau de partage de l’énergie fonctionnant exactement comme Internet (quand les millions d’immeubles produisent localement, sur site, une petite quantité d’énergie, ils peuvent vendre leurs excédents au réseau et partager de l’électricité avec leurs voisins continentaux); et 5) le changement de moyens de transport par passage aux véhicules électriques branchables ou à pile à combustible, capables d’acheter et de vendre de l’électricité sur un réseau électrique interactif intercontinental intelligent.
        En fait, l’auteur propose de passer d’un système hiérarchique où une entreprise vend son électricité ou un autre produit en bloc à sa clientèle à un système coopératif latéral où nous sommes tous producteurs. Il ajoute que la transition s’opérera d’ici 2050.
        En Europe, plusieurs entreprises d’électricité seraient à préparer cette transition dans la troisième révolution industrielle. Plusieurs maires et chefs d’État auraient aussi misé sur celle-ci afin de créer de nouveaux emplois. D’ailleurs, l’Europe a déjà pour objectif, d’ici 2020, de diminuer ses émissions de carbone de 20 % sous le niveau de l’année 1990; le plan le plus ambitieux du monde. Le Québec s’est fixé le même objectif. 
        Voici un élément de réflexion supplémentaire pour tous. Si vous voulez aller plus loin, je vous invite à lire le livre :
        Rifkin, Jeremy, 2011, « La troisième révolution industrielle, comment le pouvoir latéral va transformer l’énergie, l’économie et le monde ». Les liens qui libèrent, 414 p.  

        Jean-Pierre Gouin

        Un défilé écologique à la garderie Les P’tits Pouces Verts

        L’engagement d’une entreprise dans sa communauté est une des façons très concrètes d’intégrer l’aspect social du développement durable. Lorsque cet engagement prend la forme d’une participation à un évènement local tourné vers le développement durable, il s’agit alors véritablement d’une façon pour les entreprises d’affirmer leurs valeurs environnementales.

        Un bon exemple de ce type d’implication est la participation aux Comptonales de trois de nos clients, soit Le Cinquième Élément, Le Verger du Gros Pierre et L’Abri Végétal. Cet évènement automnal met en valeur les produits locaux et est devenu au cours des années un incontournable de la région.

        Un autre bel exemple est l’évènement qui sera tenu le samedi 30 juin prochain à la garderie Les P’tits Pouces Verts, une autre entreprise que nous accompagnons. Un défilé écologique et souper à saveur local sont organisés, en plus de mettre en valeur les produits de commerçants et artisans du coin. Un rendez-vous original et accessible qui fait honneur à l’engagement des P’tits Pouces Verts dans son milieu! Cliquez sur l’image pour plus de détails.

        Pour une meilleure gestion des matières résiduelles au travail

        La meilleure façon de réduire la quantité de déchets que nous produisons est de ne pas les produire. Peut-être avez-vous déjà entendu cette expression? Celle-ci fait bien sûr référence au principe des 3RV. Lorsqu’il est question de gestion des matières résiduelles, il s’agit de hiérarchiser les actions suivantes : réduction à la source, réemploi, recyclage (3R), et enfin, valorisation (V). En dernier lieu, on pourrait ajouter l’élimination.

        Ainsi, dans toutes les situations, vous devriez prioriser la réduction de la production des déchets. En entreprise, cela peut se faire en minimisant l’emballage pour l’expédition des marchandises, en diminuant l’impression systématique du papier ou en utilisant de la vaisselle lavable.

        Le réemploi s’applique quand on peut réutiliser un déchet à d’autres fins. L’exemple le plus banal serait le réemploi d’une boîte dans laquelle vous avez reçu de la marchandise que vous réemployez pour votre propre système d’expédition.

        Ensuite, le recyclage est l’action de mettre un article dans un bac à récupération. Ainsi, le récupérateur vendra cette matière à un autre producteur qui utilisera cet intrant pour produire autre chose. Voici un site sur lequel vous pourrez voir ce que devient chacune des matières que vous récupérez :
        http://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/client/fr/gerer/maison/matieres/que_devient.asp

        La valorisation est la mise en valeur d’une matière résiduelle par une transformation chimique qui modifie radicalement la nature de la matière. Le compostage, la production d’énergie par la combustion des déchets entrent dans cette catégorie.

        Seulement au moment où vous ne pouvez plus appliquer l’une des actions précitées, vous éliminez votre déchet en le mettant à la poubelle.

        Voici le lien vers un guide pouvant vous aider à gérer vos matières résiduelles au travail :
        http://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/Client/fr/gerer/travail/dechet-boulot/index.html

        L’étiquetage carbone, un autre pas dans la bonne direction!

        Nous apprenions la semaine dernière que le gouvernement du Québec songe à implanter un système d’étiquetage carbone au Québec. Un projet pilote aura lieu dès cette année impliquant dix entreprises.

        L’empreinte carbone représente la somme de toutes les émissions de gaz à effets de serre (GES) attribuables à un produit ou service sur l’ensemble de son cycle de vie, c’est-à-dire de sa création jusqu’à sa disparition complète. Ainsi, le consommateur pourra non seulement comparer un même produit, sur la base du prix ou de la qualité, mais aussi sur la base de son impact sur l’environnement par ses émissions de GES. 
        Ce projet est extrêmement intéressant pour les entreprises puisqu’à terme, il vise à encourager les consommateurs à choisir les produits ayant le plus faible impact carbone possible. Par exemple, cela pourrait favoriser les produits québécois au détriment de ceux provenant d’Asie. En effet, les entreprises québécoises possèdent un avantage concurrentiel puisqu’elles utilisent l’énergie hydroélectrique dans le cycle de production.
        Dans l’optique où d’autres pays suivront le Québec, le Japon, la Thaïlande, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Suède et la Corée du Sud, et que les consommateurs seront sensibilisés à cet étiquetage et ses propriétés, plusieurs entreprises pourront être tentées de s’installer au Québec pour profiter des avantages liés à la production hydroélectrique. Le marché nord-américain, principalement, pourrait s’y intéresser puisque la présence des énergies alternatives vertes accuse un certain retard en comparaison avec l’Europe. 
        Pour les PME, ce processus demeurera toujours coûteux pour le peu de moyens dont ils disposent. Par contre, il sera intéressant de voir de quelle façon le gouvernement s’impliquera dans le financement de cette mesure. Cela pourrait motiver plusieurs entreprises à certifier leurs produits, car elles ont intérêt à rester concurrentielles dans ce marché en constante mouvance. 
        Pour de plus amples informations sur le projet pilote, je vous invite à consulter le site Internet suivant : http://www.empreintecarbonequebec.org/fr/