Quelles voies choisir pour économiser de l’énergie à la maison?


Vous construisez ou prévoyez faire des rénovations et vous désirez baisser le montant de votre facture énergétique? Plusieurs options s’offrent à vous.

Une première option est de vous tourner vers l’installation de panneaux solaires. Toutefois, cette technologie est encore très cher à l’achat soit de 20 à 25 $ le pied carré tandis que c’est environ 1 $ pour l’électricité.

Ensuite, il y a la géothermie. À l’achat, vous paierez entre 25 000 et 30 000 $ et ce système vous fera économiser jusqu’à 60 % de votre facture énergétique dès l’installation en plus de vous fournir la climatisation gratuitement durant l’été. Toutefois, il vous faudra environ douze ans pour rentabiliser votre investissement. Certains modes de financement sont disponibles auprès de diverses instances gouvernementales, mais cela ne couvrira pas plus du tiers de votre coût d’achat.

Une option intéressante est de garder votre système électrique et de faire du travail sur l’enveloppe thermique de votre bâtiment. Mettre des fenêtres certifiées énergY star, changer l’isolation des murs pour des matériaux plus performants, etc. D’ailleurs, il existe actuellement une norme de construction et de rénovation appelée Novo Climat qui inclut les meilleures pratiques d’isolation. Ainsi, ces maisons consomment 25 % moins d’énergie.

Il est avantageux de coupler cette dernière option avec l’utilisation de l’énergie solaire passive. Cette technique demande seulement une fenestration abondante sur la façade sud de votre bâtiment. Le système captera la chaleur le jour pour la conserver la nuit. Vous obtiendrez rapidement des économies d’énergie pouvant aller jusqu’à 40 %.

Le problème est que la conception des villes ne favorise pas cette forme d’énergie. Dans les années d’après-guerre d’abondance énergétique, les schémas d’aménagement des villes ne favorisent pas l’orientation des rues est-ouest, propice à l’ensoleillement. Pour le moment, plusieurs habitations n’ont même pas la possibilité d’avoir des fenêtres sur la façade sud en raison de leur emplacement. Par contre, autant que possible, je vous conseille cette adéquation pour avoir des résultats rapides et moins coûteux. Elle représente, selon moi, le système le plus efficace et le plus performant.

Des îlots de chaleur urbains, non merci!


En cette période estivale exceptionnellement chaude, on peut se demander pourquoi les différences de température sont si élevées entre la ville et la campagne. En ville, il se forme ce qu’on appelle des îlots de chaleur urbains. Ce sont des élévations localisées des températures, des microclimats urbains. Par exemple, à MontréaI, lors d’une journée de juin 2005, il a été possible de mesurer une température de 21,8 °C dans le parc du Mont-Royal pendant qu’au même moment, au coin des rues Saint-Laurent et de l’avenue Mont-Royal, celle-ci s’élevait à 33,5 degrés.

Ces îlots sont causés par la présence d’une grande quantité de surfaces goudronnées et l’absence de verdure. Ils sont concentrés le long des corridors autoroutiers et là où on retrouve des centres commerciaux et des parcs industriels.

Une des caractéristiques des îlots de chaleur est qu’ils favorisent les températures nocturnes urbaines élevées. Pendant la journée, la chaleur est emmagasinée dans le béton, les routes et la brique des maisons et, durant la nuit, cette chaleur est relâchée dans l’air. Comment faire pour diminuer les impacts de ces îlots de chaleur?

D’une part, il faut faire en sorte que cette chaleur soit absorbée et non pas relâchée comme c’est le cas avec l’aménagement des villes actuellement. Pour ce faire, il faut favoriser le développement des espaces verts.

Sur les bâtiments faits exclusivement de revêtement goudronné, il pourrait y avoir l’implantation de toits verts, c’est-à-dire des toits où il y a présence de plantes et de gazon. En plus de favoriser l’absorption de chaleur, ce type de toit favorise aussi la captation de gaz à effet de serre ainsi que des polluants urbains. Aussi, le simple fait de favoriser l’utilisation des toits blancs, couleur qui reflète la chaleur, plutôt qu’une surface goudronnée noire qui est la couleur qui en absorbe le plus, favoriserait des baisses de température urbaines.

Bref, il faut repenser l’aménagement des milieux urbains et revoir la façon de voir les villes. Nous avons tous à gagner qu’il y ait plus de verdure et moins de surfaces goudronnées dans nos villes, et ce, pour notre santé et notre bien-être.

De l’eau embouteillée meilleure que celle du robinet?


L’été et les canicules sont maintenant arrivés. Ce sera une saison propice pour les compagnies de bouteilles d’eau qui pourront profiter de cette chaleur pour gonfler leur chiffre d’affaires.

Celles-ci, munies de stratégies marketing quasi infaillibles, ont réussi à nous faire croire que leur eau est nettement meilleure que celle que nous pouvons boire à même notre robinet. Pourtant, la situation est loin d’être aussi rose.

Premièrement, le fait de consommer des bouteilles d’eau est un geste qui est loin d’être environnemental. D’une part, la fabrication du plastique demande une quantité considérable d’énergie pour sa conception car elles sont faites à partir d’hydrocarbures. Aussi, les bouteilles sont souvent transportées sur de longues distances. Certaines viennent même d’Europe (Évian) et des Îles Fidji (Fiji), ce qui en fait des bouteilles avec un bilan environnemental extrêmement néfaste.

Il faut aussi savoir qu’environ 25 % des bouteilles d’eau sur le marché contiennent de l’eau tirée à même les aqueducs de municipalités. Entre autres, des compagnies comme Dasani et Aquafina extraient leur eau de cette façon. De plus, une fois embouteillée, l’eau n’est plus soumise à aucune analyse alors que votre eau du robinet se fait analyser plusieurs fois par jour, à plusieurs points distincts, dans le réseau d’aqueduc de votre municipalité. Ce qui en fait, pour plusieurs, une eau de meilleure qualité.

L’eau du robinet n’a peut-être pas bon goût car elle est chlorée. Le chlore est indispensable pour que l’eau reste exempte de bactéries lors de son transport. Sachez que cet élément est éliminé rapidement par votre corps et que pour faire disparaître ce goût, il suffit de laisser reposer l’eau dans le réfrigérateur pendant une heure ou deux ou de la filtrer avec un filtre de charbon.

Il est évident que dans quelques situations, une bouteille d’eau est de mise. Par contre, lorsque vous ferez un choix lors d’un prochain achat, réfléchissez aux réelles conséquences de votre geste. En plus, l’eau est une de nos richesses au Québec, il est difficilement concevable de la payer 5 000 fois plus cher auprès de compagnies simplement pour qu’elles la mettent dans des bouteilles.

La fin des sacs de plastique!

Il est de plus en plus rare de croiser des gens à la sortie des commerces qui utilisent encore des sacs de plastique. Maintenant, ce ne sont plus ceux qui amènent leurs sacs réutilisables qui sont marginaux, mais plutôt ceux qui ne le font pas. Un changement d’attitude causé par un heureux mélange de législation municipale favorable et de pressions faites par certains groupes, consommateurs et quelques commerçants précurseurs. D’ailleurs, les grandes chaînes d’alimentation y sont pour quelque chose avec leur taxe de 0,05 $ imposée pour chaque sac demandé dans leurs magasins.
Un projet-pilote de la chaîne d’alimentation Loblaws a démontré que l’imposition d’une telle taxe entraîne une diminution de l’utilisation des sacs conventionnels de l’ordre de 55 à 75 pour cent. Le rabais de 0,05$ jadis donné pour l’utilisation d’un sac réutilisable, lui, diminuait de seulement quatre pour cent leur utilisation. Voilà pourquoi les grandes chaînes d’alimentation emboîtent le pas avec cette mesure.
Devons-nous nous réjouir de ces avancées dans le domaine de l’alimentation? Bien sûr que oui, puisque ce secteur représente l’un des plus fréquentés par les consommateurs. Qui ne va jamais à l’épicerie? Les améliorations apportées dans ces magasins sont en voie de faire changer du tout au tout un comportement chez les consommateurs qui sont susceptibles de l’étendre à l’ensemble de leurs achats.
D’autre part, il est aussi souhaitable que les plus petits commerçants encore réticents emboîtent le pas ou, à tout le moins, qu’ils modifient leur comportement en n’offrant plus systématiquement un sac lorsqu’un consommateur se présente à la caisse.
Parlant de sacs de plastique, un avis émis en 2007 par Recyc-Québec concernant les sacs d’emplettes stipulait que leur utilisation avait moins d’impact sur l’environnement s’ils sont réemployés et recyclés que la plupart des sacs compostables. C’est que ces derniers émettent, s’ils ne sont pas compostés, des gaz à effet de serre durant leur décomposition au lieu d’enfouissement. Le problème est qu’ils sont rarement compostés, surtout dans notre région où il n’existe aucune infrastructure pour assurer la collecte de ces matières.

Un autre développement pour les entreprises

Vous aimeriez en savoir davantage sur le développement durable et comment l’appliquer concrètement dans votre entreprise? Vous êtes sceptique quant à la rentabilité de l’opération dans votre organisation? Venez entendre comment d’autres PME ont tirer avantage d’un virage vert et comment vous pouvez vous faire accompagner dans la mise en place d’un plan d’action et de mesures en lien avec cette nouvelle réalité.

Jeudi le 8 juillet 2010 17 h à 18 h
à la SADC du Haut-Saint-François (47, rue Angus Nord, East Angus)

Conférence donnée par Jean-Pierre Gouin, conseiller en développement durable pour les SADC de l’Estrie.

Confirmez votre présence :
T. 819 832-2447
F. 819 832-1831
jpgouin@ciril.qc.ca
Activité gratuite

Un autre développement pour les entreprises

Vous aimeriez en savoir davantage sur le développement durable et comment l’appliquer concrètement dans votre entreprise? Vous êtes sceptique quant à la rentabilité de l’opération dans votre organisation? Venez entendre comment d’autres PME ont tirer avantage d’un virage vert et comment vous pouvez vous faire accompagner dans la mise en place d’un plan d’action et de mesures en lien avec cette nouvelle réalité.

Mercredi le 23 juin 2010 de 7 h 30 à 9 h
au restaurant Le Rénato (1039, boul. Stearns, Lac-Mégantic)

Conférence donnée par Jean-Pierre Gouin, conseiller en développement durable pour les SADC de l’Estrie.

Confirmez votre présence :
T. 819 583-5392
F. 819 583-5457
info@ccrmeg.com
Membre: 13 $ – Non-membre: 15 $
Taxes incluses. Payable à votre arrivée, reçu remis sur place.

Activité organisée par la Chambre de commerce de la région de Mégantic.

un accompagnement vers le développement durable pour les entreprises estriennes


Les SADC de l’Estrie lancent un projet d’accompagnement aux entreprises pour les outiller à l’intégration de pratiques de développement durable dans leurs affaires. Le projet échelonné sur deux ans nécessite un investissement de 98 000 $ de la part des SADC.
Grâce à ce projet, vingt-cinq entreprises des territoires des MRC du Granit, des Sources, du Haut-Saint-François et de Coaticook pourront bénéficier des services d’un des deux conseillers en développement durable embauchés pour obtenir un diagnostic de leur entreprise, un plan d’action, un accompagnement et un soutien technique dans la mise en place de mesures en lien avec cette nouvelle réalité. Ce processus nécessite une contribution de 500 $ de la part de l’entreprise. De plus, diverses activités de sensibilisation au développement durable seront déployées tout au long de la prochaine année dans chacun des territoires.
« Conscients du très peu de ressources en accompagnement pour aider les petites et moyennes entreprises à faire ce virage, nous voulions donc combler cette lacune» a lancé Mme Ginette Isabel, directrice de la SADC de la région de Mégantic. De plus, chaque SADC a elle-même amorcé une démarche similaire à l’interne afin d’améliorer ses propres actions en développement durable.
Outre l’apport financier des SADC, le projet bénéficie d’une contribution importante de la Conférence régionale des élus de l’Estrie. En effet, « la CRÉ a investi une somme significative dans le projet, soit 100 000 $ à même le Fonds de développement régional. Avec une telle initiative, nous croyons que l’Estrie continuera de se démarquer comme une région innovante et stimulante sur le plan du développement durable » de dire Mme Colette Roy-Laroche, 2e vice-présidente du conseil d’administration de la CRÉ de l’Estrie. Emploi-Québec a aussi confirmé un apport de 28 000 $ pour les différentes activités de formation reliées au projet. Les SADC tiennent de plus à souligner que divers organismes et partenaires du milieu ont manifesté leur appui au projet, tels MRC, CLD et organisations environnementales.
Finalement, les entrepreneurs pourront continuellement s’informer grâce au blog créé pour l’occasion à l’adresse www.ddsadcestrie.org. Cet outil de communication permettra la diffusion d’informations sur le développement durable, ciblées par les conseillers.