Les SADC de l’Estrie honorent six entreprises de la région !

East Angus, le 16 novembre 2010 – Les SADC de l’Estrie ont honoré six entreprises de la région ayant débuté une démarche en développement durable (DD) lors d’une soirée de réseautage dédiée aux entreprises. Cet événement avait lieu le 16 novembre dernier au Centre culturel d’East Angus et visait à reconnaître leurs efforts dans ce domaine.

Les entreprises à l’honneur sont toutes initiatrices de projets innovateurs en DD, projets à des stades différents de réalisation. Bien que chacune ait débuté une démarche générale, quelques éléments les distinguent : Les équipements du Phare de Lac-Mégantic envisage de construire un projet immobilier vert, Palco de Danville a développé un service de récupération de palettes de bois et de biomasse, RSI inc. de Danville est l’inventeur d’un système d’élimination du ralenti des voitures et camions, Tech-Nic réseau conseil d’East Angus développe un service de récupération du matériel informatique et la vente de produits informatiques verts. Finalement, Caron et fils de Coaticook désire gérer ses matières résiduelles de façon responsable en obtenant une certification.

Afin de démystifier ce qu’est une entreprise durable, cet événement était précédé d’une visite des installations du IGA Cookshire, entreprise également honorée par les SADC de l’Estrie et lauréate au dernier Gala des prix d’excellence en environnement des Cantons-de-l’Est dans la catégorie Petites entreprises ou institution (74 employés et moins). En plus d’être en voie d’être certifiée LEED, niveau argent, cette entreprise est également le laboratoire de l’Eco2 System, un système écologique unique au monde fonctionnant au dioxyde de carbone (C02) qui cumule à la fois les fonctions de réfrigération, climatisation et congélation. On estime que ce procédé est l’équivalent d’un retrait annuel de plus de 850 voitures sur les routes.

Lors de cette soirée, Jean-Pierre Gouin, coordonnateur en développement durable pour les SADC a mentionné : « C’est extrêmement encourageant de voir des entreprises mettre le DD au cœur de leur stratégie de développement ». Il a aussi ajouté que toutes les entreprises peuvent profiter d’une aide dans l’atteinte de leurs objectifs en DD par le biais du blogue où des capsules seront diffusées sur une fréquence bimensuelle : www.ddsadcestrie.org. Les informations sont aussi disponibles par une page Facebook et un compte Twitter.

À propos du projet :

Les SADC de l’Estrie se sont regroupées afin d’offrir un service d’accompagnement en développement durable aux entreprises des MRC du Haut-Saint-François, des Sources, du Granit et de la région de Coaticook. Ce processus nécessite une contribution de 500 $ de la part de l’entreprise et consiste à établir un diagnostic de celle-ci au regard du DD. Ensuite, un plan d’action en DD et la mise en œuvre de celui-ci est assuré par les conseillers des SADC. Cette initiative est rendue possible grâce à la contribution financière concertée des SADC, de la Conférence régionale des élus de l’Estrie et d’Emploi Québec Estrie.

Une épicerie pas comme les autres!

IGA Cookshire est une épicerie avant-gardiste qui, grâce au soutien des Sociétés d’aide au développement de la collectivité de l’Estrie et de Sobeys, est devenue un véritable exemple de durabilité pour sa région. D’ailleurs, elle est en voie d’être certifiée « Leadership in Energy and Environmental Design » (LEED) niveau Argent. LEED est un programme de certification par tierce partie et un point de référence international pour le design, la construction et l’opération des bâtiments durables à haute performance.

C’est pourquoi, dans la construction d’un nouveau bâtiment, monsieur Gilles Denis, propriétaire, a favorisé l’utilisation de matériaux locaux et écologiques. C’est le cas pour le cèdre servant de revêtement extérieur qui provient de Tred’si, un récupérateur de poteaux de téléphone de la région. C’est aussi pourquoi plus de 75 % des résidus produits lors de la construction ont été récupérés et que l’enveloppe du bâtiment est 15 % plus performant que la norme. La toiture ne fait pas exception. Celle-ci est recouverte d’une membrane peinte en blanc qui reflète plus de 90 % de la lumière qui la frappe, réduisant ainsi la quantité de chaleur émise et relâchée dans l’atmosphère et son incidence sur les îlots de chaleur urbains.

Lors de la conception du bâtiment, l’économie de l’eau était aussi un des éléments pris en considération. Ainsi, des toilettes, des lavabos et des urinoirs à basse consommation ont été installés, réduisant la consommation annuelle de 40 %. Cela représente plus de 200 000 litres.

En ce qui concerne les matières résiduelles, l’épicerie détourne de l’enfouissement près de 80 % de toutes les matières qu’elle produit. Elle vise l’obtention du niveau 3 du programme de reconnaissance ICI ON RECYCLE! de RECYC-QUÉBEC qui s’adresse aux Industries, Commerces, Institutions (ICI) qui atteignent ce pourcentage de récupération des matières. Pour ce faire, IGA Cookshire s’est associé à un producteur local (Les serres Bo-Jardins) afin de pouvoir se débarrasser de façon responsable des deux tonnes de matières putrescibles qu’il produit chaque semaine. Ce producteur recueille ces matières qui lui permettent d’économiser annuellement près de 2 500 $ de fertilisant. Un projet de compostage régional incorporant d’autres épiceries de la région est en préparation.

L’une des initiatives les plus audacieuses de monsieur Denis est certainement l’utilisation de l’Eco2 System, un système écologique unique au monde fonctionnant au dioxyde de carbone (C02) qui cumule à la fois les fonctions de réfrigération, climatisation et congélation. On estime que ce procédé libère quelque 4 000 fois moins de gaz à effet de serre (GES) que les réfrigérants de synthèse – l’équivalent d’un retrait annuel de plus de 850 voitures sur les routes – et engendre des économies en énergie de l’ordre de 40 000 $ par année. Son épicerie sert même de laboratoire pour son implantation à plus grande échelle au sein de la chaîne d’épiceries Sobeys à laquelle il est attaché.

IGA Cookshire soutient aussi sa collectivité dans ses activités : il fait don de nourriture à la banque alimentaire de Cookshire-Eaton, il encourage les artistes locaux en les rémunérant pour qu’ils peignent les murs de l’épicerie ou produisent des sculptures à l’extérieur, il collabore à l’organisation de concerts durant l’été pour permettre aux musiciens de la place de démontrer leur talent.

En terminant, la citation fétiche de monsieur Denis est celle de Saint-Exupéry : « Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants » car c’est d’elle que provient sa véritable motivation. Il pourrait d’ailleurs vous en parler longuement. Comme il a toujours de nouvelles idées pour aller plus loin, d’autres projets sont en développement dont l’installation de panneaux solaires sur la toiture pour alimenter l’épicerie en énergie. L’un de ses désirs les plus profonds est de donner l’exemple afin que d’autres entreprises suivent ses traces. Disons que sa mission est bien entamée.

Jean-Pierre Gouin
Conseiller en développement durable
SADC de l’Estrie

Les SADC de l’Estrie félicitent deux entreprises de la région

Les SADC de l’Estrie sont fières d’annoncer que deux des entreprises qu’elles accompagnent en développement durable se sont démarquées lors du 17e Gala des Prix d’excellence en environnement des Cantons-de-l’Est. Il s’agit du IGA Cookshire, lauréat dans la catégorie Petites entreprises ou institution (74 employés et moins) et de RSI inc.de Danville, finaliste dans la catégorie Innovation développement durable.

IGA Cookshire s’est démarqué par son bâtiment qui est en voie d’être certifié « Leadership in Energy and Environmental Design » (LEED), niveau Argent. Il est aussi le laboratoire de l’Eco2 System, un système écologique unique au monde fonctionnant au dioxyde de carbone (C02) qui cumule à la fois les fonctions de réfrigération, climatisation et congélation. On estime que ce procédé libère quelque 4 000 fois moins de gaz à effet de serre (GES) que les réfrigérants de synthèse – l’équivalent d’un retrait annuel de plus de 850 voitures sur les routes – et engendre des économies en énergie de l’ordre de 40 000 $ par année.

Pour sa part, RSI inc. est une jeune entreprise en démarrage qui a développé le SVER pour (Solution Verte à l’Élimination du Ralenti des moteurs). Ce système accumule la chaleur du moteur lorsqu’il est en marche pour la redistribuer dans l’habitacle du véhicule, au besoin, lors des arrêts. En plus de permettre une diminution des émissions de GES, il représente une solution économique intéressante sur la consommation de carburant.

Vous pouvez consulter le communiqué de presse de l’événement en cliquant sur le lien suivant pour connaître les autres lauréats de la soirée :
http://www.environnementestrie.ca/imports/pdf/salle_de_presse/laureats_2010.pdf

D’autres détails sur ces entreprises et bien d’autres vous seront dévoilés dès la semaine prochaine avec la parution d’articles mensuels qui seront diffusés sur ce blogue.

Quelles voies choisir pour économiser de l’énergie à la maison?


Vous construisez ou prévoyez faire des rénovations et vous désirez baisser le montant de votre facture énergétique? Plusieurs options s’offrent à vous.

Une première option est de vous tourner vers l’installation de panneaux solaires. Toutefois, cette technologie est encore très cher à l’achat soit de 20 à 25 $ le pied carré tandis que c’est environ 1 $ pour l’électricité.

Ensuite, il y a la géothermie. À l’achat, vous paierez entre 25 000 et 30 000 $ et ce système vous fera économiser jusqu’à 60 % de votre facture énergétique dès l’installation en plus de vous fournir la climatisation gratuitement durant l’été. Toutefois, il vous faudra environ douze ans pour rentabiliser votre investissement. Certains modes de financement sont disponibles auprès de diverses instances gouvernementales, mais cela ne couvrira pas plus du tiers de votre coût d’achat.

Une option intéressante est de garder votre système électrique et de faire du travail sur l’enveloppe thermique de votre bâtiment. Mettre des fenêtres certifiées énergY star, changer l’isolation des murs pour des matériaux plus performants, etc. D’ailleurs, il existe actuellement une norme de construction et de rénovation appelée Novo Climat qui inclut les meilleures pratiques d’isolation. Ainsi, ces maisons consomment 25 % moins d’énergie.

Il est avantageux de coupler cette dernière option avec l’utilisation de l’énergie solaire passive. Cette technique demande seulement une fenestration abondante sur la façade sud de votre bâtiment. Le système captera la chaleur le jour pour la conserver la nuit. Vous obtiendrez rapidement des économies d’énergie pouvant aller jusqu’à 40 %.

Le problème est que la conception des villes ne favorise pas cette forme d’énergie. Dans les années d’après-guerre d’abondance énergétique, les schémas d’aménagement des villes ne favorisent pas l’orientation des rues est-ouest, propice à l’ensoleillement. Pour le moment, plusieurs habitations n’ont même pas la possibilité d’avoir des fenêtres sur la façade sud en raison de leur emplacement. Par contre, autant que possible, je vous conseille cette adéquation pour avoir des résultats rapides et moins coûteux. Elle représente, selon moi, le système le plus efficace et le plus performant.

Des îlots de chaleur urbains, non merci!


En cette période estivale exceptionnellement chaude, on peut se demander pourquoi les différences de température sont si élevées entre la ville et la campagne. En ville, il se forme ce qu’on appelle des îlots de chaleur urbains. Ce sont des élévations localisées des températures, des microclimats urbains. Par exemple, à MontréaI, lors d’une journée de juin 2005, il a été possible de mesurer une température de 21,8 °C dans le parc du Mont-Royal pendant qu’au même moment, au coin des rues Saint-Laurent et de l’avenue Mont-Royal, celle-ci s’élevait à 33,5 degrés.

Ces îlots sont causés par la présence d’une grande quantité de surfaces goudronnées et l’absence de verdure. Ils sont concentrés le long des corridors autoroutiers et là où on retrouve des centres commerciaux et des parcs industriels.

Une des caractéristiques des îlots de chaleur est qu’ils favorisent les températures nocturnes urbaines élevées. Pendant la journée, la chaleur est emmagasinée dans le béton, les routes et la brique des maisons et, durant la nuit, cette chaleur est relâchée dans l’air. Comment faire pour diminuer les impacts de ces îlots de chaleur?

D’une part, il faut faire en sorte que cette chaleur soit absorbée et non pas relâchée comme c’est le cas avec l’aménagement des villes actuellement. Pour ce faire, il faut favoriser le développement des espaces verts.

Sur les bâtiments faits exclusivement de revêtement goudronné, il pourrait y avoir l’implantation de toits verts, c’est-à-dire des toits où il y a présence de plantes et de gazon. En plus de favoriser l’absorption de chaleur, ce type de toit favorise aussi la captation de gaz à effet de serre ainsi que des polluants urbains. Aussi, le simple fait de favoriser l’utilisation des toits blancs, couleur qui reflète la chaleur, plutôt qu’une surface goudronnée noire qui est la couleur qui en absorbe le plus, favoriserait des baisses de température urbaines.

Bref, il faut repenser l’aménagement des milieux urbains et revoir la façon de voir les villes. Nous avons tous à gagner qu’il y ait plus de verdure et moins de surfaces goudronnées dans nos villes, et ce, pour notre santé et notre bien-être.

De l’eau embouteillée meilleure que celle du robinet?


L’été et les canicules sont maintenant arrivés. Ce sera une saison propice pour les compagnies de bouteilles d’eau qui pourront profiter de cette chaleur pour gonfler leur chiffre d’affaires.

Celles-ci, munies de stratégies marketing quasi infaillibles, ont réussi à nous faire croire que leur eau est nettement meilleure que celle que nous pouvons boire à même notre robinet. Pourtant, la situation est loin d’être aussi rose.

Premièrement, le fait de consommer des bouteilles d’eau est un geste qui est loin d’être environnemental. D’une part, la fabrication du plastique demande une quantité considérable d’énergie pour sa conception car elles sont faites à partir d’hydrocarbures. Aussi, les bouteilles sont souvent transportées sur de longues distances. Certaines viennent même d’Europe (Évian) et des Îles Fidji (Fiji), ce qui en fait des bouteilles avec un bilan environnemental extrêmement néfaste.

Il faut aussi savoir qu’environ 25 % des bouteilles d’eau sur le marché contiennent de l’eau tirée à même les aqueducs de municipalités. Entre autres, des compagnies comme Dasani et Aquafina extraient leur eau de cette façon. De plus, une fois embouteillée, l’eau n’est plus soumise à aucune analyse alors que votre eau du robinet se fait analyser plusieurs fois par jour, à plusieurs points distincts, dans le réseau d’aqueduc de votre municipalité. Ce qui en fait, pour plusieurs, une eau de meilleure qualité.

L’eau du robinet n’a peut-être pas bon goût car elle est chlorée. Le chlore est indispensable pour que l’eau reste exempte de bactéries lors de son transport. Sachez que cet élément est éliminé rapidement par votre corps et que pour faire disparaître ce goût, il suffit de laisser reposer l’eau dans le réfrigérateur pendant une heure ou deux ou de la filtrer avec un filtre de charbon.

Il est évident que dans quelques situations, une bouteille d’eau est de mise. Par contre, lorsque vous ferez un choix lors d’un prochain achat, réfléchissez aux réelles conséquences de votre geste. En plus, l’eau est une de nos richesses au Québec, il est difficilement concevable de la payer 5 000 fois plus cher auprès de compagnies simplement pour qu’elles la mettent dans des bouteilles.

La fin des sacs de plastique!

Il est de plus en plus rare de croiser des gens à la sortie des commerces qui utilisent encore des sacs de plastique. Maintenant, ce ne sont plus ceux qui amènent leurs sacs réutilisables qui sont marginaux, mais plutôt ceux qui ne le font pas. Un changement d’attitude causé par un heureux mélange de législation municipale favorable et de pressions faites par certains groupes, consommateurs et quelques commerçants précurseurs. D’ailleurs, les grandes chaînes d’alimentation y sont pour quelque chose avec leur taxe de 0,05 $ imposée pour chaque sac demandé dans leurs magasins.
Un projet-pilote de la chaîne d’alimentation Loblaws a démontré que l’imposition d’une telle taxe entraîne une diminution de l’utilisation des sacs conventionnels de l’ordre de 55 à 75 pour cent. Le rabais de 0,05$ jadis donné pour l’utilisation d’un sac réutilisable, lui, diminuait de seulement quatre pour cent leur utilisation. Voilà pourquoi les grandes chaînes d’alimentation emboîtent le pas avec cette mesure.
Devons-nous nous réjouir de ces avancées dans le domaine de l’alimentation? Bien sûr que oui, puisque ce secteur représente l’un des plus fréquentés par les consommateurs. Qui ne va jamais à l’épicerie? Les améliorations apportées dans ces magasins sont en voie de faire changer du tout au tout un comportement chez les consommateurs qui sont susceptibles de l’étendre à l’ensemble de leurs achats.
D’autre part, il est aussi souhaitable que les plus petits commerçants encore réticents emboîtent le pas ou, à tout le moins, qu’ils modifient leur comportement en n’offrant plus systématiquement un sac lorsqu’un consommateur se présente à la caisse.
Parlant de sacs de plastique, un avis émis en 2007 par Recyc-Québec concernant les sacs d’emplettes stipulait que leur utilisation avait moins d’impact sur l’environnement s’ils sont réemployés et recyclés que la plupart des sacs compostables. C’est que ces derniers émettent, s’ils ne sont pas compostés, des gaz à effet de serre durant leur décomposition au lieu d’enfouissement. Le problème est qu’ils sont rarement compostés, surtout dans notre région où il n’existe aucune infrastructure pour assurer la collecte de ces matières.

Un autre développement pour les entreprises

Vous aimeriez en savoir davantage sur le développement durable et comment l’appliquer concrètement dans votre entreprise? Vous êtes sceptique quant à la rentabilité de l’opération dans votre organisation? Venez entendre comment d’autres PME ont tirer avantage d’un virage vert et comment vous pouvez vous faire accompagner dans la mise en place d’un plan d’action et de mesures en lien avec cette nouvelle réalité.

Jeudi le 8 juillet 2010 17 h à 18 h
à la SADC du Haut-Saint-François (47, rue Angus Nord, East Angus)

Conférence donnée par Jean-Pierre Gouin, conseiller en développement durable pour les SADC de l’Estrie.

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